Environnement

Protection de l’environnement et développement durable

Par la mise en oeuvre rigoureuse d’une politique environnementale forte, les opérateurs des filières bovine et ovine contribuent à installer la production de viande rouge dans le programme de développement durable de l’agriculture. Les principales mesures mises en place concernent en priorité :

  • La réduction des émissiosn de gaz à effet de serre par l’amélioration des performances de la production
  • La gestion de la prolifération végétale par l’entretien des zones de lande et d’herbages
  • La captation du carbone par une gestion étroite du pâturage
  • La réduction de l’utilisation des engrais
  • Le recyclage raisonné des déjections animales
  • L’élimination des déchets
  • L’optimisation des ressources en eau et le contrôle renforcé de la qualité de l’eau
  • L’entretien des paysages naturels des zones rurales

Qualification des élevages ovins et bovins : la norme Red Tractor

Le programme Red Tractor consiste à garantir l’intégrité de la production ovine et bovine grâce à une qualification contrôlée des élevages (Farm Assurance), des transporteurs de bétail et des transformateurs de viande.

Les principales normes contrôlées annuellement :

  • Période de résidence requise dans un élevage qualifié
  • Aliments achetés provenant de fournisseurs certifiés
  • Archives sanitaires obligatoires
  • Bien-être animal (utilisation d’aiguillons interdite, séparation des animaux par groupes avec densités maximales)
  • Qualification des cahuffeurs et des professionnels manipulant les animaux
  • Sécurité et hygiène alimentaire

Antibiotiques et hormones

Le Royaume-Uni est le cinquième plus faible utilisateur d’antibiotiques à la ferme parmi 31 pays européens, battu seulement par les Pays nordiques (Norvège, Islande, Suède, Finlande) où le climat sec et froid est un facteur clé pour arrêter la reproduction des bactéries et donc la réduction de la demande.

La quantité d’antibiotiques utilisée dans les exploitations agricoles britanniques a été réduite de 53 % entre 2014 et 2018. L’utilisation des antibiotiques doit être gérée de manière appropriée pour protéger le bien-être des animaux et les agriculteurs ne les utilisent que lorsque cela est nécessaire.

Des délais de rétractation stricts sont prévus pour chaque médicament vétérinaire autorisé, y compris les antibiotiques. Cela signifie que les produits animaux ne peuvent entrer dans la chaîne alimentaire que lorsqu’ils sont propres à la consommation humaine.

L’utilisation d’hormones pour la stimulation de la croissance des animaux est interdite au Royaume-Uni.

L’utilisation de tous les facteurs de croissance, y compris à faible dose antibiotique, chez les animaux d’élevage est également interdite dans l’UE depuis 2006.

L’utilisation d’hormones et autres facteurs de croissance, y compris à faible dose antibiotique,  est courante dans d’autres parties du monde.

Gaz à effet de serre

Les émissions de gaz à effet de serre résultant de l’élevage au Royaume-Uni en 2017 étaient de 26,2 millions de tonnes (équivalent dioxyde de carbone), ce qui ne représente que 5,7 % des émissions totales du Royaume-Uni (la moyenne de l’UE étant de 9,1%). De plus, les pâturages bien entretenus ainsi que les haies qui séparent les parcelles jouent un rôle important de puits de CO2, plus efficaces que les forêts d’après des études récentes : en tenant compte de cette séquestration de carbone, la part des émissions imputée à l’élevage est ainsi réduite à 3.7%.

 

Un autre facteur important est qu’en broutant, les moutons consomment du carbone qui se transforme en acides aminés constituant la fibre de la laine. Nous savons que 40% du poids de laine propre est du carbone pur d’origine biologique. En choisissant d’acheter de la laine véritable pour vos vêtements et/ou vos isolants vous contribuez favorablement à la rétention de carbone et donc à la préservation de l’environnement, au lieu d’acheter des fibres synthétiques ou du plastique dont l’effet est inverse.

Quelques chiffres

  • Depuis 1990, les émissions de gaz carbonique ou CO2 liées à la production animale ont diminué de 24 % au Royaume-Uni.
  • L’empreinte écologique de 1 kg de viande d’agneau au Royaume-Uni est de 14,6 kg de CO2. La moyenne mondiale est de 24 kg.
  • Les gaz à effet de serre (GES) pour l’agriculture au Royaume-uni sont composés de 12 % de CO2, 56 % de méthane et 31 % de protoxyde d’azote. Le méthane a une durée de vie dans l’atmosphère de 10 ans jusqu’à ce qu’il se transforme en eau et en CO2. A l’inverse le CO2 reste dans l’atmosphère des centaines d’années, contribuant au réchauffement climatique.

L’élevage est donc important car si les pâturages étaient attribués à une autre activité, les rejets en CO2 seraient beaucoup plus importants.